S.O.S Abeilles dossier

La vie d’une abeille (Apis Mellifera)

 

A part la reine et les faux-bourdons (mâle des abeilles), durant mon existence d’abeille Apis Mellifera, je vis différentes périodes :

 

● Dès ma naissance, je nettoie les alvéoles de l’essaim.

● Au 3e jour, durant 3 jours, je deviens nourrice pour le couvain.

● La semaine suivante, grâce à mes glandes cirières, je bâtis les alvéoles pour stocker le miel, le pollen et accueillir les œufs.

● Du 13e au 16e jour, je reçois et stocke le nectar et le pollen récoltés par les butineuses.

● Je deviens ensuite, durant 3 jours, ventileuse et gardienne.

● Puis, les 3 dernières de mes ± 6 semaines de vie, je suis butineuse.

● Je récolte le nectar des fleurs écloses, le remets aux abeilles stockeuses qui le malaxent et le mélangent à d’autres substances autoproduites pour fabriquer le miel.

● Le printemps, l’été, une partie de l’automne, si la météo le permet lorsque je suis butineuse, de fleurs en fleurs, je vole et butine ± 12 heures par jour sur ± 40 kilomètres (durant cette période de ma vie, ± 250 heures sur ± 800 kilomètres).

● En conditions naturelles, durant toute ma vie, je produis ± 1 gramme de miel à partir de ± 4 grammes de nectar butiné sur ± 32 000 fleurs.

● 1 kilo de miel est produit grâce à :

± 1000 vies d’abeilles

± 250 000 heures de vol

± 800 000 kilomètres en vol (presque 20 fois le tour de la terre qui est de 40 075 kilomètres)

± 4 kilos de nectar récoltés sur ± 32 millions de fleurs

● Je récolte également le pollen des fleurs riche en protéines, qui sert à nourrir le couvain et est aussi un ingrédient de la gelée royale, permettant à n’importe quelle larve d’abeille de devenir reine.

● Le miel et le pollen, stockés dans les alvéoles, sont la nourriture de l’essaim au quotidien et constituent les réserves pour l’hiver et les périodes difficiles.

● Si l’aérologie est sèche, une de mes fonctions de butineuse, consiste à apporter de l’eau, qui, une fois régurgitée près des alvéoles, sera ventilée pour assurer la climatisation.

● Lorsque je nais en fin d’automne, je vis ± 6 mois pour assurer l’hivernage de l’essaim.

● Au printemps et en été, la reine est très féconde (elle pond jusqu’à 2000 œufs par jour, soit un œuf toutes les 20 secondes).

● Une reine peut vivre 5 ans.

 

A cause des ondes électromagnétiques, des produits agrochimiques utilisés sur les plantes et les semences dans les jardins privatifs et les exploitations agricoles, je peux succomber sur place, tomber dans l’apathie, cesser de butiner, être désorientée au point de ne plus retrouver le chemin de mon nid ou venir y mourir.

 

Si malgré tout j’arrive à survivre, pour préserver ma famille et mes récoltes, je garde en moi ces poisons. Mais le miel (bio ou pas) en porte toujours une trace, à moins que, dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de mon lieu de vie, il n’y ait pas d’agrochimie et que moi-même, je ne subisse pas de traitements, ce qui est rare.

 

Lorsque je suis une abeille exploitée pour le miel, je dégénère et meurs aussi parce qu’on ouvre mon nid, on m’enfume pour piller toutes mes récoltes, remplacées par du sucre blanc ou dérivés, véritables poisons pour les abeilles et tous ceux qui les consomment.

 

Parfois, je suis pillée seulement d’une partie de mes récoltes, qui ne sont pas remplacées, sous prétexte que je récolte et fabrique toujours plus que nécessaire et que ce que l’on me laisse, suffit.

 

Ceci dit, entre du poison ou rien, quel est le moins pire ?

 

En tout cas, la quantité et la qualité de mes récoltes de nectar, de pollen, de ma production de miel sont déterminées par : Le nombre d’abeilles de mon essaim, l’espace disponible afin de bâtir les alvéoles pour accueillir le couvain et stocker les réserves, la diversité florale du territoire où je vis, la météo, la durée des saisons hivernales...

 

Je ne fais donc jamais trop de réserves et ce qui m’est pillé me manquera !!!

 

Dans la nature, pour un lieu de vie, nous les abeilles choisissons instinctivement des lieux propices à notre équilibre.

Nous ne nous installons jamais sur certaines failles, cavités, sur des courants d’eau souterrains, des lieux trop exposés au soleil et aux intempéries…

 

Lorsque les apiculteurs placent les ruches sur des lignes géo-biologiques incohérentes pour les abeilles, nous essaimons ou dépérissons.

En toutes saisons, les ruches sont souvent placées en plein soleil et aux intempéries, ce qui nous impose beaucoup d’efforts pour préserver la température nécessaire au couvain et à la vie de l’essaim.

 

Soulignons que le transport et les déplacements des ruches effectués par les apiculteurs pour augmenter les rendements de production de miel sont à chaque fois des bouleversements biologiques très néfastes pour les peuples d’abeilles qui les subissent.

 

En effet, nous sommes des êtres sédentaires et connaissons bien notre territoire avec des repères précis.

En fonction des fleurs à butiner, nous évoluons au maximum à quelques kilomètres de notre nid.

 

S’il devient trop exigu pour le nombre d’abeilles, une nouvelle reine naîtra et une partie du peuple essaimera avec l’ancienne reine pour investir un nouveau lieu de vie.

 

Les insectes pollinisateurs aujourd’hui

 

La pollinisation est indispensable à 80% des espèces végétales de la planètes et 85 % des plantes cultivées par l’homme.

 

En 2012, à l’échelle planétaire, on constate avec stupeur la disparition de 40% (en 2015, 50%) des abeilles (Apis mellifera), qui produisent le miel et représentent 10% de l’ensemble des insectes pollinisateurs.

 

Si la plupart des études sont principalement réalisées sur cette espèce, c’est évidemment l’ensemble des insectes pollinisateurs, sauvages et domestiques qui est concerné.

 

D’ailleurs, la disparition des insectes pollinisateurs sauvages est encore plus importante, parfois même totale.

Ils participent de façon déterminante à l’ensemble de la pollinisation mais subissent encore plus les méfaits de l’agriculture intensive, de la monoculture, de l’utilisation des produits chimiques, de l’urbanisation qui réduisent et éliminent la biodiversité de façon dramatique et souvent irréversible.

 

Certains vivent en petits groupes ou solitaires et sont parfois spécifiques et donc indispensables à une sorte de fleurs ou une famille de fleurs.

Parmi les pollinisateurs sauvages, 80% des espèces d’abeilles (1000 espèces en Europe) sont solitaires et pour une espèce, une abeille assure à la fois butinage et couvain.

Lorsqu’elle est contaminée, très souvent elle meurt ou si elle survit, elle peut ne pas avoir de descendance.

 

En 2015, malgré le fait que les abeilles « Apis mellifera » endurent déjà 50% de disparition, elles sont parmi l’ensemble des pollinisateurs, un des plus résistants à la folie humaine.

 

Elles vivent en colonies populeuses et la reine qui est la mère biologique de tout le groupe, sort juste pour être fécondée et pour essaimer.

Elle est donc peu ou jamais en contact direct avec les pollutions et les problèmes extérieurs au nid.

 

Si l’Apis Mellifera représente aujourd’hui un pourcentage très important de l’ensemble des insectes pollinisateurs, c’est parce que depuis des siècles elle est domestiquée, surexploitée, maltraitée pour le miel qu’elle produit et qui est pillé pour la consommation humaine.

 

Cependant, partout où les apiculteurs installent des ruches, toujours en trop grand nombre sur un même secteur, l’Apis Mellifera représente une concurrence très défavorable pour les insectes pollinisateurs sauvages.

 

En effet, là où elle est présente en pourcentage local trop important, elle butine jusqu’à 80 % du patrimoine floral.

C’est très intéressant pour les apiculteurs qui comptabilisent les kilos de miel, mais ne laisse pas grand-chose et souvent même plus rien à butiner aux insectes pollinisateurs sauvages.

 

Le 29 avril 2013, la commission européenne a annoncé la suspension d’autorisation de mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes dont les effets sont ravageurs pour les insectes et pour tout ce qui vit, êtres humains compris.

 

Cette décision qui devait être applicable le 1er juillet 2013, a été repoussée au 1er décembre 2013, pour l’intérêt des entreprises qui commercialisent ces poisons hautement toxiques et massivement utilisés.

 

En 2015, malgré leur toxicité scientifiquement reconnue, ces poisons sont toujours commercialisés.

En plus de leur nocivité reconnue dans divers domaines, ces neurotoxiques affaiblissent les système nerveux et immunitaire des insectes et provoquent le développement de maladies neuro-dégénératives, entraînant leur mort.

Les pollinisateurs sont les plus touchés par ces poisons.

 

Parmi les nombreux toxiques dont sont victimes les abeilles asservies par l'homme, il y a bien sûr les produits qui leur sont infligés en remplacement du miel pillé pour la consommation humaine.

 

Ce miel, fruit de milliers d’heures de récolte, de vols et de vies d’abeilles, est remplacé par du sucre blanc et dérivés, véritables poisons biologiques pour tous ceux qui les consomment.

 

Les abeilles sont contraintes depuis des générations à consommer ces produits comme leur principale source alimentaire.

Parmi les nombreuses pollutions, c’est l’une des premières causes de leur dégénérescence et donc de leur disparition, ce qui actuellement, n’est jamais signalé, ni pris en considération.

 

Face à tous les problèmes, auxquels nous « humains », sommes et allons être confrontés, il y en a un, réellement majeur et gravement d’actualité :

La diminution, voire même déjà à certains endroits de la planète, la disparition des insectes pollinisateurs avec des conséquences dramatiques sur l'ensemble de l'écosystème.

Leur présence est déterminante pour notre survie biologique et celle de presque toutes les espèces.

 

Pour information,voir le film réalisé en 2013 par Markus Imhoof : Des abeilles et des hommes.

Un témoignage sur le comportement désastreux et lamentable d'apiculteurs, d'agriculteurs, de scientifiques à l'égard des abeilles et de la vie.

 

Aujourd'hui, de plus en plus d'êtres humains luttent contre diverses maltraitances que subissent d'autres humains et êtres-vivants sur le globe.

Hélas, on constate qu'il n'y a que l'embarras du choix et l'indifférence est aussi grave que les actes de maltraitance eux-mèmes.

 

Quelle que soit la famille à laquelle elles appartiennent, les abeilles sont des êtres sensibles avec une vie sociale subtile, très organisée et admirable.

Depuis des siècles, le cauchemar que les humains leur font subir est dramatique, inacceptable et d'autant plus grave que non reconnu en tant que tel : Enfumage, pillage des récoltes remplacées par divers sucres toxiques et dérivés, contrainte à la transhumance pour des êtres sédentaires, sélections de races et de reines, traitements chimiques, agrochimie, viol de leur nid et de leur intimité, insémination artificielle...

Toutes ces maltraitances génèrent des souffrances qui entrainent leur déclin et leur disparition.

Malheureusement, il n'y a pas que abeilles qui endurent ces aberrations.

 

Lorsque je consomme les produits issus de maltraitances, j'en suis l'acteur direct.

 

L'humain peut aisément vivre sans piller et consommer le miel, mais pas sans 80% de son alimentation ni une grande partie du monde végétal qui dépendent des abeilles et de tous les pollinisateurs.

Sans eux, il ne pourrait exister ou peut-être seulement à peine survivre et dans quelles conditions!

 

 

Depuis des milliers d'années, les abeilles et l'ensemble des pollinisateurs sont un maillon essentiel à cette merveilleuse alchimie qui offre la vie.

Nous avons le devoir de les respecter, de les protéger et de les laisser vivre libre.

Depuis plus de vingt ans, l’association Selva engage ses activités dans les domaines de l’environnement et du développement durable (jardins scolaires, reforestation, énergies renouvelables…).

 

La commune de Gourdon s’y implique particulièrement, notamment avec le jardin scolaire des enfants de son école et depuis 2013, avec l’action SOS Abeilles.

 

C’est dans les locaux de la municipalité de Gourdon qu’ont été conçus et fabriqués les abris pour abeilles libres que propose l’association Selva.

 

Mr Eric MELE, maire de Gourdon devant un des abris installés sur le territoire de sa commune

 

 

Budget

  • Coût de l’abri + pied : 250 €
  • Coût de l’essaim : 170 €
  • Forfait d’installation par abri avec essaim : 120 €
  • Frais de déplacements pour l’installation : forfait kilométrique = d x 0,364 €/km au départ de Gourdon

 

Si vous êtes intéressé par ce projet, qui s’inscrit également pour certaines communes dans le cadre de « l’Agenda 21 », vous pouvez nous contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association Selva (loi 1901) - Mairie de Gourdon

La Colombière - 263, chemin du Colombier

06620 Gourdon

Siret : 39851445500037